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Publié : 7 années

Alice in Wonderland

Petite trêve hier soir avec l’amic Tatave et Poko (una collèga del rugbi), direction le cinéma pour voir l’attendu Alice au pays des merveilles de Tim Burton.

Bien entendu quand un grand réalisateur sort un nouveau film, on voit sortir tout une campagne marketing qui l’accompagne sur le net, à la TV, en radio et dans tous les journaux… Et il est clair que pour un Tim Burton promu par Disney, il est impossible de passer au travers.

Je me suis contentée de voir la bande annonce mais je suis tombée sur une émission présentant le travail de Tim Burton, j’ai pas pu m’en empêcher de le regarder. Du coup, je suis partie au cinéma en ayant vu pas mal d’images sur la réalisation d’Alice au pays des merveilles.



Je pense que la plus grande difficulté était de faire un film au style Burton tout en respectant l’histoire déjà écrite par l’écrivain britannique Carroll. Même si pour ne pas tomber dans une histoire déjà lue, et même déjà existante, puisqu’Alice au pays des merveilles existe bel et bien en version dessin animé de Walt Disney, Tim Burton a choisi d’avancer son histoire de 13 années. Il fallait respecter l’histoire d’Alice au pays des merveilles mais en même temps la rendre étonnante pour les spectateurs et c’est pour cela que Tim Burton a décidé de ramener Alice au pays des merveilles pour la deuxième fois après quelques années d’absence.

Terminé, la Alice qui pleure parce qu’elle ne trouve plus son chemin, elle a désormais 19 ans et a décidé de mener sa vie comme bon lui semble. Première approche, elle froisse sa mère en refusant de porter un corset et des bas puis elle fuit un lord qui lui demande sa main… Voilà d’ailleurs comment elle tombe dans le terrier qui la mène au pays des merveilles, enfin vous vous en doutez avant de tomber, elle suit un lapin blanc.

Alice retrouve ses anciens « amis » : le chapelier, le lièvre de mars, la reine de coeur, le chat, la chenille bleue… Mais elle les a oublié, elle ne se rappelle pas de son premier voyage au pays des merveilles. Les personnages se demandent si elle est la vraie Alice ? et elle se pose aussi la même question, qui est-elle ? C’est un petit peu le sujet caché du film, la question existentielle : Qui suis-je ? (découverte de soi, se retrouver, apprendre à se connaître, suivre sa voie…)
Les personnages que l’on retrouvait déjà dans la version animée de Disney, restent dans la même lignée. Tim Burton a respecté l’apparence morale et physique instaurée dans le dessin animé précédent. Je crois que le plus ressemblant est le chat, même si pour le coup Tim Burton lui a donné des rayures bleues phosphorescentes (j’ai adoré).

Ainsi seul, le chapelier joué par l’incontournable Johnny Deep, diffère un poil de sa version originale. Il apporte ce petit plus et devient un personnage central dans le film. Il est fou mais pas tant que ça, sa raison refait surface par moment et remet Alice sur le droit chemin. Impossible aussi de ne pas citer Mia Wasikowska en reine de coeur intraitable, encore un personnage qui sort du lot !!

Heureusement, qu’en avançant l’histoire de quelques années, Tim Burton a pu incorporé de nouveaux personnages. Apparaissent le Bundersnatch, une sorte de gros bouledogue aux longues dents et Jabberwocky, un dragon qui hante les habitants du pays des merveilles. Deux nouveaux personnages qui correspondent pleinement à l’univers de Tim Burton !! Parce que sans ses petits monstres issus de l’imagination débordante du réalisateur, je crois que j’aurais été déçue par le manque de personnalité du film. Si rien ne sort de son imagination, s’il n’y a pas ces quelques coups de crayons qui donnent une apparence physique à un personnage, je crois que cet Alice in Wonderland ne serait pas un vrai Tim Burton.

Et c’est peut-être le seul bémol qui me gêne, car étant plus ou moins obligé de suivre une histoire déjà écrite, on ne découvre pas l’une des histoires sorties des méandres de Tim Burton. Tim Burton suit le chemin pré-tracé par l’écrivain Carroll et la première version d’Alice en dessins animé, en même temps n’était-il pas obligé de le faire ?! Il aurait certainement pu détourner un peu plus le scénario d’Alice au pays des merveilles pour se l’appartenir un peu plus, mais en avait-il le droit ?

C’est le petit point gênant, on est tellement habitué à entrer dans un univers encore plus fantastique et déjanté que cette fois, on resort un peu sur sa faim en se disant, qu’il aurait pu faire plus.

Ah oui, c’était mon second film en 3D, j’ai pu étrenner mes belles lunettes. Je redoutais un peu la 3D, j’ai un souvenir un peu mitigé d’Avatar et ses scènes d’actions en 3D. Mais cette fois, peu d’actions et du coup, ce fut beaucoup moins fatiguant pour la tête et les yeux. J’ai apprécié la 3D à sa juste valeur, terminée la mise en avant dans un but époustouflant. Ici la 3D est utilisée pour sa profondeur de champ et pas pour en mettre plein la vue au spectateur. Cette fois, pas de difficulté pour faire la mise au point sur certaines éléments, pas de mal de crâne en sortant de la salle noire, un vrai plaisir.

1 Commentaire.
  1. tatave dit :

    tu devrais préciser au début : alerte au spoil 😉

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